Minuit. Insomnie habituelle. Je me lève silencieusement et vais dans la salle de bain, enfin, ce qui devrait l'être. J'ouvre le placard. Les mecs n'y ont pas touché. J'avale une de ces pillules auxquelles je suis accro depuis mes 16 ans. Ces pillules que mon médecin me prescrit sous le nom "d'anti-dépresseur". Si seulement je n'avait pas été à ce fichu cours de gymnastique ! Je me souviens encore de tous les détails...

# Posté le jeudi 25 octobre 2007 07:24

Modifié le lundi 14 janvier 2008 11:24

Chapitre 1 : Le commencement.

Chapitre 1 : Le commencement.
-Armelle ! Dépêche toi enfin !
C'était le jour de mes 15 ans, avec mes amies, Anna et Mélody, nous devions faire une virée au Parc Astérix. Pour un dimanche d'Avril, le soleil brillait aisément dans le ciel, quelques nuages blancs l'occultaient parfois laissant une brise d'air frais nous caresser gentiment. Maman klaxonnait dans la voiture tandis qu'à l'intérieur, je me remettais un peu de gloss. A l'époque je me croyais parfaite, j'étais ce que je qualifierais aujourd'hui de pouffe. Je fonçai alors rejoindre ma mère et mes amies dans la voiture. La journée s'est déroulée à merveille. Vers 17h, il a commencé à pleuvoir, nous avons donc couru nous abriter. Sauf que...
-AÏE !!!
-Oh peuwdon mademwoiselle !
Le jeune homme releva mon visage, ses traits je ne les oublierai jamais : un nez fin, des yeux noirs charbon, une bouche fine qui libérait un léger accent... Il m'a aidé à me relever. Ses cheveux noirs corbeau trempés de gel étaient maintenant ruisselant d'eau. Je n'arrivais pas à parler. Son jean lui allait si bien, il m'a semblé qu'il n'avait rien sous son gilet. En m'aidant à me relever, je pû apercevoir un tatouage sur son bas ventre. J'en fus de plus renversée.
-Je swui désowlé... ça va aller ?
Derrière lui, Melody et Anna semblaient effarées. En réponse, je hachai rapidement la tête ce qui les fit éclater de rire --' Soudain une voix s'éleva :
-Hey Pete ! Dépêche, on va louper le train pour Panam' !
Le jeune homme me regarda alors dans les yeux et me dit :
-Je dois pawtir. Encow désowlé.
Il regarda alors nos mains qui coppulaient encore et je les lâchai immédiatement le laissant partir. Je me figurais qu'autour de moi, tout s'était arrêter : manèges, cris, pluie... Non, celle-là m'extirpa bien vite de ma fantaisie et je rejoignis mes amies. A la vue de mon regard elles se turent et nous attendîmes silencieusement ma mère...

-Armelle, tes amies t'attendent !
Ce jour-là, mes amies m'avaient traînée de force à un cours de gym durant le second semestre. Une semaine avait passé depuis l'incident du Parc Astérix. Personne n'en avait reparlé, à vrai dire je ne parlais quasiment plus.
Je retrouvai alors mes amies et nous allâmes à ce fichu cours. J'arrivai et c'était bourré de mini poupée Barbie qui s'échauffaient en pouffant. Le prof n'était pas encore là. Anna en profita que ce dernier était nouveau en raison sur second semestre. L'attente commençait à se faire longue quand soudain :
-Désowlé, je me swuis pewduuuu...
Oh, cette voix, je la connaissais, cet accent... Je me retournai et là, je vis, ce brun aux yeux de braise. Nos regards se croisèrent. Un instant passa et je vis un sourire se dessiner sur ses lèvres. Il s'avança alors vers nous, ses paupières noires nous toisant. Il ressemblait à l'Ange de la Mort. Certaines filles, effrayées ou intolérantes face à l'allure de cet homme ténébreux sortirent de la salle. D'autres, les deux qui restaient, regardaient encore mais s'en allèrent bien vite aussi.
-Oh... Il n'y a plus que nous. Un cours à quatre c'est plus simple. Je me présente, je m'appelle...
-...Pete... soufflais-je inconsciemment.
Il me regarda et me souris à nouveau. Le cours pu commencer. Il nous apprit à faire la roue pendant toute l'heure. J'étais tellement sonnée que je ne faisais que de me casser la figure. A la fin du cours, les filles durent me pousser pour que je quitte la salle.
-Partez sans moi... j'aimerais rester seule...
-Ok... souffla Anna.
-T'es space... conclut Mélody avant de s'en retourner avec Anna.
Je soufflai alors. Mais que m'arrivait-il ? Une semaine que je ne mangeais plus, que je ne parlais plus. Depuis ma rencontre avec ce type, j'étais passée et phase d'identification. Le rose pouffiasse que j'arborais avec fierté avait coulé pour laisser place au noir, au noir, que ça, que du noir. Je broyais du noir. Depuis cette rencontre, je ressentais un manque. D'affection, certes, mais d'autre chose...
Je voulu alors appeler ma mère mais j'avais oublié mon sac. Je redescendis à la salle et toquai à la porte :
-Oui ?


# Posté le jeudi 25 octobre 2007 07:38

Modifié le jeudi 18 juin 2009 08:22

Chapitre 2 : Passion Dangereuse

Chapitre 2 : Passion Dangereuse
* à lire en écoutant Alice & June d'Indochine +*

Je poussai la porte. Il se retourna.
-Ah c'est bien ton sac alors...
-Vous l'avez reconnu ?! m'exclamais-je avec enthousiasme.
-C'est le même que tu avais au Parc Obélix...
-Astérix... corrigeais en riant tandis que je ramassais mon sac.
Je le contemplais... Une mèche lui balayait le visage, il était assez concentré. Un mystère m'attirait en lui.
-Tu as de longues jambes, tu es taillée comme une gymnaste et pourtant, une simple roue te bloque.
Il avait dit cela sans se détourner de ses affaires.
-Je... je...
Il tourne alors la tête vers moi avec un sourire éclatant.
-Tu as quelque chose à faire ? Quelqu'un t'attend ?
-Euh... non.
-Bien alors je vais t'apprendre.
Pendant la première demi-heure, je dû essayer de faire cette fichue roue. L'ambiance se décontractait, j'avais l'impression d'être dans Flashdance. Je rêvais. Avec lui, j'étais tellement bien, il comblait ce manque.
-Stop, stop, stop, stop, stop...
Je retombai alors comme une masse. Il s'approcha de moi et m'aida à me relever. A ma grande surprise, il me prit par les hanches et me serra contre lui.
-Quand tu es en l'air, ton problème c'est que tu ne fais pas le mouvement de bassin pour te faire basculer de l'autre côté. Je te montre...
-Il fit alors basculer mon bassin. Je ne le quittais pas des yeux ce qui ne semblait pas le perturber le moins du monde. Il me refit faire ce mouvement. Là, il croisa mon regard. Le temps semblait s'être figé, comme nos yeux. Il bougea alors les siens pour refaire partir le temps.
-Tu feras comment pour passer des rayons lasers avec ta souplesse de bâton ?
-Des rayons lasers ?! m'exclamais-je.
-Je veux te transformer en CatWoman !
Il me fit encore basculer. Je ris. Il me prit alors violemment par le cou et m'embrassa soudainement. J'en étais émue. Il me sourit et déclara :
-Le feeling passe depuis que nos regards sont croisés au Parce Obé... Astérix, à quoi bon attendre encore plus longtemps ?
Je ris et lui rendis son baiser ce que je n'aurais jamais dû faire car un mois plus tard c'était mon corps que je lui offrais puis mon âme...

# Posté le samedi 27 octobre 2007 18:00

Modifié le jeudi 18 juin 2009 08:23

Chapitre 3 : La lettre.

Les pilules glissent maintenant sans effort dans ma gorge. C'est grâce à Papa que je me les paie ces pilules. Il m'envoie des chèques chaque mois pour financer les cours auxquels je suis censée assister. Après l'accident, il n'a pas supporté ma descente aux Enfers et est parti s'installer à Nancy avec ma belle-mère et leur fille. Maman a été la seule à me comprendre. Elle sait que je vis dans un squat, que je suis cleptomane, que je suis accro à toutes sortes de médoc', que je sis assoiffée de vengeance depuis mes 17 ans et demi. Depuis que j'ai reçu cette lettre, retardée d'un an. Maman était là, tout près de moi. Je voulais partir après l'avoir lu. Maman m'a dit que je partirai quand je serais majeure. 6 mois plus tard, j'étais partie traquer David Jost. C'est le nom de celui qui l'a tué. Cette lettre me l'a révélé :
"Chérie, tu ne dois sûrement plus avoir de mes nouvelles depuis un certain temps si tu lis cette lettre. J'en suis tellement désolé. Tu sais avec ce diamant, je t'aurai fait un si joli bijou. Il est temps que tu saches pourquoi je t'ai entraîné là-dedans. Mon père en est le protagoniste. Je suis Germano-Américain. Mon vrai nom est Pete Jost, je suis le fils de David Jost. C'est pour le battre que je te forme depuis des mois, mais si tu lis ceci, c'est que j'ai échoué. J'ai commencé par t'assouplir, ensuite par t'enseigner l'art de voler. D'abord un bonbon dans une boulangerie puis une voiture. Si tes parents n'avaient pas bisé notre histoire, tu serais prête aujourd'hui. Mon père m'a fait subir le même apprentissage. Je vais t'expliquer pourquoi. Mon père essaie de détourner un missile allemand pour l'orienter vers un satellite américain. Il tenterait de détruire ce satellite car il envoie des informations capitale à la Mafia Allemande aux services secrets américains. Seulement, pour activer ce missile, il faut avoir The Golden Diamond qui est caché quelque part dans le monde. Mon père sait que je sais où il se trouve, il me traque depuis que j'ai pris la fuite à mes 17 ans, il y a 3 ans. J'ai fuis car j'ai pris conscience des atrocités qu'il allait commettre. Normalement, ce soir, il ne devrait plus être en état de nuire. Si tu lis cette lettre, c'est que je suis mort. Je sais que c'est dur et ça l'est d'autant plus pour moi. Je t'aime et je sais que tu es prête pour me succéder à la résistance. A toi de voir. Tu as toutes les cartes en main pour sauver le monde aujourd'hui.
Ta bonne étoile qui sait que tu peux faire parler la Joconde".
Chapitre 3 : La lettre.

# Posté le samedi 27 octobre 2007 18:22

Modifié le jeudi 18 juin 2009 08:25

Chapitre 4 : Mauvais ménage.

Pete était en train de m'embrasser dans le cou. Nous n'avions pas vu le temps passer. J'allais avoir 16 ans à la fin du mois. Sur les tatamis, nos vêtements gisaient un peu partout. J'étais jeune, insouciante, pour moi ce n'était qu'un jeu. Il venait de m'apprendre des parades. Deux jours auparavant, il m'avait emmené au Paint Ball pour m'apprendre "la douleur des balles" comme il disait. J'avais comblé les deux manques en moi : l'affection et l'autre. L'autre c'était la palpitation. Ma vie était platonique avant, après ça rencontre elle est devenue trépidante.
Sa bouche papillonnait sur mon corps quand la porte de la salle s'ouvrit à la volée. Le gardien et mon père firent leur apparition. Pete s'écarta de moi, dévoilant ma nudité partielle aux arrivants.
-QUE FAITES-VOUS AVEC MA FILLE ?! s'écria mon père. Armelle ! Rhabille-toi !
Il fonça sur Pete, un direct du droit alla éclater sur son visage. Je me souviens lui avoir hurlé une centaine de fois d'arrêter de le frapper mais il continua jusqu'à ce que le gardien s'interpose en voyant du sang sur les tatamis. Je me jetai sur Pete, son nez saignait, sa lèvre et son arcade étaient ouvertes. Je caressai ses cheveux. Il tremblait. Je lançai un regard assassin à mon père avant de cajoler à nouveau Pete.
-C'est du détournement de mineur ! protesta mon père.
-Appelez une ambulance ! ordonnais-je.
Le gardien allait le faire quand Papa l'attrapa par le bras.
-J'appellerais un médecin seulement si vous cessez de vous voir.
Je fis non de la tête. Pete me prit alors par le bras et me chuchota :
-Fais ce qu'il te dit...
Je lui lançai un regard plein de désarroi avant de l'embrasser fougueusement, accentuant le mal qu'il devait avoir à la lèvre.
-D'accord... conclus-je à mon père.
Le gardien s'empressa alors d'aller appeler. Je dis à mon père :
-Tu ne porteras pas plainte contre lui, hein ?!
-Quoi ? Cet homme de 19 ans a des rapports sexuels avec une gamine d'à peine 16 ans et je devrais laissé faire ?
Pete gémissait de douleur. Il se redressa un peu et dit à mon père :
-Et si je démissionnais, je quittais la ville ?
Papa le regarda longuement. Pete avait la lèvre enflée, son tatouage était couvert d'hématomes, son arcade dégoulinait de sang, ses yeux étaient plissés, il souffrait en silence. Papa regardait donc cet être défiguré, courbé de douleur sur le sol et moi... Moi j'attendais le verdict. En aucun cas je ne souhaitais que Pete quitte la ville mais c'était ça ou les barreaux.
-Dans ce cas là... Je suis d'accord.
Je me souviens avoir fondu en larme et pleuré des heures durant. Le lendemain, Pete n'était plus là. J'ai fait une dépression la semaine d'après. C'est là que la prescription d'antidépresseurs a commencés. La nuit je fuguais. Ma cleptomanie refaisait surface, chaque soir, je volais tout ce qui me tombait sous la main. Je gagnais en souplesse, en rapidité, je comblais un manque. Pendant un mois, c'était ma vie...
Chapitre 4 : Mauvais ménage.

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 14:23

Modifié le jeudi 18 juin 2009 08:29